Nous avons vu que le béton cellulaire est un produit vraiment excellent qui permet de monter à joint mince, une maçonnerie à isolation répartie. Pour continuer la partie technique de sa mise en oeuvre, voyons ce qu'il en est du passage des gaines électriques, de la plomberie et des fixations dans ces blocs tendres.
L'avantage du Siporex peut devenir son défaut ; en effet, si il est facile à travailler, il est tendre et pour les fixations, un minimum de précautions s'impose sinon on risque de casser ou de ne pas fixer correctement.... comme cela est le cas pour bon nombre de matériaux ! Le plus dur est, pour les habitués du parpaing, de travailler un peu différement. Le perçage du trou dans le béton cellulaire se fait avec une grosse mêche taraudeuse de 40mm ou 60 mm.
Le secret : toujours bien dépoussiérer le support avant de travailler, de cela dépend l'adhérence ; utiliser un compresseur ou une souflette type poire !!!

Puis le support de volet dans ce cas est présenté : il faut des fixations spéciales béton cellulaire ; ces fixations sont seulement plus longues au niveau de la pate, pour pouvoir entrer plus profondément dans le bloc. Le scellement se fera soit avec un mélange de 5 volumes de Préocol, 1 de ciment et 4 de sable, soit avec un scellement chimique. Une gamme spécifique ING fixations volet est disponible sur
www.ingfixations.fr
Deux solutions, une fois votre tracé réalisé :



Là on se heurte à un problème philosophique, et il y aura toujours ceux qui estimeront avoir un rôle à jouer dans la limitation de leur impact carbone et ceux qui ne se sentent pas concernés, entre les intégristes et les réfractaires une voie semble pourtant se dessiner, l'innovation, les labels et certaines normes qui même si elles ont des aspects pervers, vont quand même dans le sens de l'histoire.
Il faudra être prudent cependant et ne pas suivre les sirènes des nouveaux commerçants opportunistes qui sentant le vent tourner, vous vantent des produits bio qui sont surtout et avant tout, des produits chers avec une marge multipliée par trois pour eux (sans grande lisibilité sur la vraie composition). Autre écueil, certains très bons matériaux demandent un apprentissage, voir des recherches fastidieuses afin d'être correctement mis en œuvre !
Attention aussi, aux vraies fausses bonnes idées comme par exemple les agro-carburants qui affament déjà des populations entières. Mais sur ce domaine des matériaux écologiques il existe chez Eyrolles par exemple de très bons ouvrages complets que je vous recommande.