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| Béton cellulaire / Mise en oeuvre |
| Montage béton cellulaire |
| Traçage de la fenêtre |
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Nous allons voir comment se pose le béton cellulaire... Montage en atelier d'un mur comportant une ouverture (fenêtre), un retour d'angle et un pignon. Dans cet exemple, le mur est monté avec des blocs de 25cm.
Soyons clair, le béton cellulaire est un produit dit à joint mince, ce qui veut dire qu'il n'est pas question de démarrer le montage à la "va comme je te pousse" en comptant rattraper 3 ou 4 cm de pente au montage. Pour monter vous devrez impérativement partir sur un support propre, sec et parfaitement de niveau. Deux solutions s'offrent donc à vous, soit partir sur une dalle plane existante directement avec de la colle, soit faire une arase au mortier hydrofugé à 600kg/m3 parfaitement de niveau.

Préparation de la colle spéciale au mélangeur : un sac de 25kg pour 5,5 à 6L d'eau.

La pose du bloc de béton cellulaire se fait sur une arase propre et plane ; chaque angle comporte un bloc aménagé pour laisser passer le chaînage.

Les blocs d'angle sont montés croisés, pour les angles seulement, on encolle le bloc béton cellulaire avant de le poser. Comme en maçonnerie tradi, on pose les 4 angles et on tire un cordeau entre les deux arêtes extérieures pour obtenir un alignement parfait puis, à l'aide d'une truelle spéciale crantée, on dépose une couche de colle sur la totalité de la surface accueillant le prochain bloc. Remarquez que dans ce cas ci-dessous, la face verticale est enduite car le bloc n'est pas profilé, on assure donc la solidité en collant ce joint vertical.

Une fois le joint étalé, on présente le bloc de béton cellulaire, en faisant reposer légèrement l'arrête contre le bloc précédent avant de le lâcher, on ne doit pas repositionner le bloc, au risque de chasser la colle. La présence des poignées sur le bloc est vraiment un plus.

Une fois le bloc béton cellulaire posé, on vérifie au niveau et on frappe au maillet pour écraser la colle et ainsi faire jouer quelques millimètres pour ajuster le niveau. Si un bloc présente un faux aplomb, on trace un repère pour la phase suivante.

Là on se heurte à un problème philosophique, et il y aura toujours ceux qui estimeront avoir un rôle à jouer dans la limitation de leur impact carbone et ceux qui ne se sentent pas concernés, entre les intégristes et les réfractaires une voie semble pourtant se dessiner, l'innovation, les labels et certaines normes qui même si elles ont des aspects pervers, vont quand même dans le sens de l'histoire.
Il faudra être prudent cependant et ne pas suivre les sirènes des nouveaux commerçants opportunistes qui sentant le vent tourner, vous vantent des produits bio qui sont surtout et avant tout, des produits chers avec une marge multipliée par trois pour eux (sans grande lisibilité sur la vraie composition). Autre écueil, certains très bons matériaux demandent un apprentissage, voir des recherches fastidieuses afin d'être correctement mis en œuvre !
Attention aussi, aux vraies fausses bonnes idées comme par exemple les agro-carburants qui affament déjà des populations entières. Mais sur ce domaine des matériaux écologiques il existe chez Eyrolles par exemple de très bons ouvrages complets que je vous recommande.