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| Construction maison : bois cordé |
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Si la technique du bois cordé, originaire du Canada, emploie le bois, elle peut être classée parmi les constructions mixtes. On la retrouve également dans les pays scandinaves.
La maison en bois cordé nécessite des bûches et non des billots entiers. Le mur se monte comme un rangement symétrique de bois débité, avec un isolant entre les bûches et du mortier aux deux bouts. C'est une maison en bois ou plûtot une maison mixte.
Les bûches sont disposées de la même façon que le bois de chauffage, en prenant le soin de les croiser aux angles du bâtiment.
La façade du mur présente les extrémités des bûches.
Un des avantages de la technique du bois cordé est, qu'une fois monté, le mur est terminé ; pas de bardeau à poser, pas de peinture à faire. Cette technique permet également de retrouver un aspect rustique et chaleureux, en un minimum de temps.
Lors du démarrage des travaux, il faut impérativement que le bois soit très sec.
On peut utiliser le bois cordé pour la cave, les murs et pourquoi pas, les planchers…
Il est possible de voir un retrait de bûches ; pour cela, on peut utiliser un enduit à la chaux ou un bardage bois à l’extérieur mais l’aspect rustique disparaîtra. Pour renforcer les qualités thermiques, on peut mettre en place un enduit chaux/chanvre à l’intérieur
La construction en bois cordé n’est pas mentionnée dans les DTU, ni dans les avis techniques ; c’est pourquoi aucun assureur n’accepte de couvrir les artisans qui se lanceraient dans ce type de projet.
N’importe quelle essence et n’importe quelle sorte de bûche fera l’affaire : bûches fendues, non fendues, rondes, carrées, poteaux de téléphone, d'électricité, des piquets de cèdre, etc... La seule condition est qu'il soit très sec.
Par contre, il est préférable de fendre les bûches présentant une craque et d’utiliser du bois coupé depuis longtemps afin qu’il ait fini de sécher.
Là on se heurte à un problème philosophique, et il y aura toujours ceux qui estimeront avoir un rôle à jouer dans la limitation de leur impact carbone et ceux qui ne se sentent pas concernés, entre les intégristes et les réfractaires une voie semble pourtant se dessiner, l'innovation, les labels et certaines normes qui même si elles ont des aspects pervers, vont quand même dans le sens de l'histoire.
Il faudra être prudent cependant et ne pas suivre les sirènes des nouveaux commerçants opportunistes qui sentant le vent tourner, vous vantent des produits bio qui sont surtout et avant tout, des produits chers avec une marge multipliée par trois pour eux (sans grande lisibilité sur la vraie composition). Autre écueil, certains très bons matériaux demandent un apprentissage, voir des recherches fastidieuses afin d'être correctement mis en œuvre !
Attention aussi, aux vraies fausses bonnes idées comme par exemple les agro-carburants qui affament déjà des populations entières. Mais sur ce domaine des matériaux écologiques il existe chez Eyrolles par exemple de très bons ouvrages complets que je vous recommande.