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Une maison à colombage ou maison à pans de bois, est constituée de deux éléments principaux ...
une ossature de bois, structure même de la maison, constituée de poteaux et de sablières ;
et le colombage, qui forme les murs et qui a un rôle de remplissage et de raidisseur ; ce remplissage entre les bois est fait de briques (crues le plus souvent) ou de matériaux légers comme le torchis ou le plâtre.
Conseils :
Il est préférable de commencer le travail au printemps car il faut 2 mois chauds et secs pour que le torchis sèche. Si vous commencez en automne, vous risquez de vivre tout l'hiver avec un mur humide très désagréable. Le torchis se tasse et un joint énorme se forme au-dessus du mur en 1 mois ½ environ, joint qu'il faudra remplir avec des briques de torchis sèches.
Attention:
Le torchis est exigeant et il faut le rénover de temps en temps, ce qui n'est pas toujours accepté par les habitants. Certains garnissent l'espace entre les bois avec de la brique et du ciment. Ceci ne pose aucun problème dans une paroi intérieure, mais, à l'extérieur, si la façade n'est pas abritée et que la brique subit la pluie, des ennuis peuvent survenir ; sa structure alvéolée étant poreuse comme une éponge, le bois est alors humide en permanence, et finit par pourrir aux endroits confinés...
En recouvrant les façade avec un matériau non respirant, type ciment, on risque de faire moisir la stucture si l'eau venait à s'infiltrer durablement et à l'abri de tous les regards. Le cas échéant, il faut impérativement retirer l'enduit de la façade, afin de laisser sécher les parties malsaines.
C'est une technique utilisée durant l'antiquité romaine, puis utilisée en France à partir du Moyen-Age, et ce jusqu'au XIXème siècle.
A la Renaissance, le principal fait réside en la disparition progressive des encorbellements, due aux interdictions. On utilise davantage la pierre ; certaines maisons à pans de bois ont les deux premiers niveaux construits dans ce matériau. La principale innovation apparaît dans la décoration qui a tendance à s'inspirer des décors. Les parties les plus ornées sont les sablières, fenêtres et portes.
Les maisons se font, au XVII et XVIIIèmes siècles, plus sobres. On construit dans le style des bois courts mais les fenêtres s'allongent et les façades sont en général plus sobres et s'adaptent aux lignes droites de l'ordonnance générale.
Cependant, dès le XVIIIème siècle et durant tout le XIX ème siècle, on plâtre les façades des maisons à pans de bois afin de leur donner un aspect plus luxueux et moderne.
Actuellement, des plans de restauration de ces maisons sont mis en oeuvre afin de les conserver et leur redonner leur cachet originel.
On retrouve ce type de constructions dans diverses régions françaises (Alsace, Normandie, Landes, Troyes) mais aussi dans certaines grandes villes européennes ayant la plus grande surface de vestiges de la Renaissance.
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Matériaux utilisés :
Afin d'isoler la maison du sol et d'asseoir la stabilité des murs, on utilise un solin de pierre.
Parfois, à l'instar des chalets de montagne, le premier niveau est construit exclusivement en pierres. Le bois se trouve ainsi à l'abri de l'humidité.
Il faudra veiller aux bons écoulements des eaux de ruissellement au niveau de la toiture. Tout contact faciliterait le développemenrt de moisissures, ce qui peut mettre en danger la structure.
La solidité et la résistance du chêne sont appréciables pour ce type de construction .
Entre les poteaux et poutres de la structure, on met traditionnellement un mélange d'argile et de paille (le torchis). La paille est isolante, la terre accumule la chaleur. Lorsqu'il pleut sur une telle façade, l'argile de surface, humidifiée, gonfle et pousse contre le bois, de sorte qu'il n'y a pas de joint où l'eau peut s'infiltrer. La masse d'argile ne s'humidifie pas.
L'argile possède cette caractéristique étonnante d'être hygroscopique (absorber puis rejeter l'eau en fonction de l'hygrométrie de l'air) et, en même temps, d'être étanche dans sa masse. Ce phénomène se remarque bien dans les jardins à terre argileuse, où l'eau de pluie ou d'arrosage ne pénètre pas dans le sol, et forme des petites flaques. L'argile, donc, pompe l'eau qui se trouve à sa proximité, c'est-à-dire près du bois. Ce qui protège bien le bois, toujours asséché par l'argile qui se trouve contre lui. Le mélange terre-paille est un bon isolant acoustique grâce à la souplesse et la masse de la terre crue... tout en étant très bon marché.
Mais il est difficile d'obtenir une isolation parfaite ! En plus, le joint entre les poteaux et le mur s'ouvre avec le retrait et l'air froid passe directement dans la maison, si on n'a pas prévu de détail particulier. Il est possible de construire en torchis à condition de bien penser les détails, mais il faut faire appel à un spécialiste.
La brique a aussi été utilisée, recouverte d'une couche de plâtre pour lisser le tout.
Pour les techniques de remplissage au torchis, il existe entre autres la technique de plaquage (comme en Bresse), mais aussi deux autres techniques originales : l'espace à remplir est d'abord "palissé" (mise en place verticale de sections de bois imputrescible), puis le torchis est mélangé à de la paille afin d'obtenir une forme de boudin que l'on entoure autour du palissage. On peut aussi faire une boule que l'on place entre le palissage.
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Quelques conseils :
Il est préférable de commencer le travail au printemps car il faut 2 mois chauds et secs pour que le torchis sèche. Si vous commencez en automne vous risquez de vivre tout l'hiver avec un mur humide très désagréable. Le torchis se tasse et un joint énorme se forme au-dessus du mur en 1 mois ½ environ, joint qu'il faudra remplir avec des briques de torchis sèches.
Le torchis est exigeant, et il faut le rénover de temps en temps, ce qui n'est pas toujours accepté par les habitants. Certains garnissent l'espace entre les bois avec de la brique et du ciment. Ceci ne pose aucun problème dans une paroi intérieure, mais, à l'extérieur, si la façade n'est pas abritée et que la brique subit la pluie, des ennuis peuvent survenir du fait de la nature alvéolée et donc poreuse comme une éponge de cette dernière. Le bois est alors humide en permanence, et finit par pourrir aux endroits confinés...
Le recouvrement des façades à colombages par du ciment produit des fissures au droit des bois, où l'eau rentre et reste prisonnière à l'intérieur, faisant moisir toute la section, bien à l'abri des regards. Si on retire l'enduit et qu'on laisse respirer la structure, il est possible de la sauver.
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Solutions pour la restauration d'un colombage :
Même si, en Europe centrale, le matériau le plus répandu était la terre, on trouvait également lattes et osier, ou autres bois à tresser. Il faut savoir que la terre est indispensable pour la rénovation des anciennes maisons à colombages. La nouvelle couche de torchis se place sur la couche existante, préalablement humidifiée, afin de former un tout homogène et résistant.
Pour la restauration d'un mur à colombage, le mélange des techniques anciennes et modernes s'avère être un réel atout dans la durabilité de l'ouvrage.
Il existe de très nombreuses techniques de mise en œuvre (terre creusée, terre-paille, terre coulée, terre extrudée, adobe, adobe formé, terre empilée, terre façonnée, terre comprimée, blocs pilonnés, blocs comprimés, blocs découpés, mottes de terre, terre remplissante, terre couvrante) qui varient d'un pays à l'autre et, surtout, sont adaptées à des besoins spécifiques.
En Europe, les techniques les plus répondues sont :
Le pisé : la terre, stabilisée avec de la chaux, est comprimée avec un fouloir pneumatique ou pilon, dans des banches de coffrage métalliques (traditionnellement tout ce matériel était en bois et le pilonnage était manuel). Le remplissage des banches se fait par couches successives d'environ 15 cm d'épaisseur avant pilonnage. On remonte ensuite les banches pour les banchées supérieures et ainsi de suite jusqu'à la hauteur voulue.
Le torchis : mélange terre-paille ou terre-fibres végétales utilisé en remplissage d'une structure à colombages et claies en bois. Cette terre constitue les parois de la bâtisse. Particulièrement sèche tout en régulant l'hygrométrie ambiante par capillarité, elle protège le bois de l'humidité. Elle le conserve donc de manière tout à fait naturelle. En outre, ce matériau comble les espaces creux et vides des colombages, éloignant ainsi les insectes et les rongeurs. Autre avantage : le torchis réagit de façon flexible et souple aux mouvements des colombages. Partout en Europe, des maisons à colombages construites depuis des siècles, témoignent de l'association harmonieuse du bois et de la terre. Aujourd'hui, pour faciliter la mise en œuvre de la terre dans les chantiers, la rénovation des colombages est souvent réalisée en adobe.
Les blocs comprimés : de la terre, stabilisée à la chaux, est versée dans un moule puis comprimée. Traditionnellement, ces blocs étaient moulés dans du bois puis comprimé par battage ou en laissant tomber un couvercle très lourd. Aujourd'hui, la technique a été améliorée d'un point de vue compression et rendement avec la mécanisation. On utilise alors, soit des presses manuelles avec un bras de levier important pour faire coulisser des plateaux qui compriment la terre, soit des presses hydrauliques.
La technique des bois courts : l'utilisation de bois de plus petites longueurs et sections va faciliter la réalisation des ouvrages et induire une figure architecturale particulière : l'encorbellement. Si c'est un moyen de gagner de la place sur l'espace public, c'est égalemnt un dispositif qui protège la façade de l'étage inférieur du ruissellement de l'eau. Il favorise l'apparition de décoration (motifs sculptés sur bois).
L'encorbellement :
Encorbellements primitifs à Rouen, rue du Petit Mouton (XIVe siècle). Ce terme est dérivé de corbel, forme ancienne de corbeau.
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