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Une maison à colombage ou maison à pans de bois, est constituée de deux éléments principaux ...

Attention :
Le torchis est exigeant et il faut le rénover de temps en temps, ce qui n'est pas toujours accepté par les habitants. Certains garnissent l'espace entre les bois avec de la brique et du ciment. Ceci ne pose aucun problème dans une paroi intérieure, mais, à l'extérieur, si la façade n'est pas abritée et que la brique subit la pluie, des ennuis peuvent survenir ; sa structure alvéolée étant poreuse comme une éponge, le bois est alors humide en permanence, et finit par pourrir aux endroits confinés... En recouvrant les façade avec un matériau non respirant, type ciment, on risque de faire moisir la stucture si l'eau venait à s'infiltrer durablement et à l'abri de tous les regards. Le cas échéant, il faut impérativement retirer l'enduit de la façade, afin de laisser sécher les parties malsaines.
Le colombage est une technique utilisée durant l'antiquité romaine, puis utilisée en France à partir du Moyen-Age, et ce jusqu'au XIXème siècle.
A la Renaissance, le principal fait réside en la disparition progressive des encorbellements, due aux interdictions. On utilise davantage la pierre ; certaines maisons à pans de bois ont les deux premiers niveaux construits dans ce matériau. La principale innovation apparaît dans la décoration qui a tendance à s'inspirer des décors. Les parties les plus ornées sont les sablières, fenêtres et portes.
Les maisons se font, au XVII et XVIIIèmes siècles, plus sobres. On construit dans le style des bois courts mais les fenêtres s'allongent et les façades sont en général plus sobres et s'adaptent aux lignes droites de l'ordonnance générale.
Cependant, dès le XVIIIème siècle et durant tout le XIX ème siècle, on plâtre les façades des maisons à pans de bois afin de leur donner un aspect plus luxueux et moderne.
Actuellement, des plans de restauration de ces maisons sont mis en oeuvre afin de les conserver et leur redonner leur cachet originel.
On retrouve ce type de constructions dans diverses régions françaises (Alsace, Normandie, Landes, Troyes) mais aussi dans certaines grandes villes européennes ayant la plus grande surface de vestiges de la Renaissance.
Là on se heurte à un problème philosophique, et il y aura toujours ceux qui estimeront avoir un rôle à jouer dans la limitation de leur impact carbone et ceux qui ne se sentent pas concernés, entre les intégristes et les réfractaires une voie semble pourtant se dessiner, l'innovation, les labels et certaines normes qui même si elles ont des aspects pervers, vont quand même dans le sens de l'histoire.
Il faudra être prudent cependant et ne pas suivre les sirènes des nouveaux commerçants opportunistes qui sentant le vent tourner, vous vantent des produits bio qui sont surtout et avant tout, des produits chers avec une marge multipliée par trois pour eux (sans grande lisibilité sur la vraie composition). Autre écueil, certains très bons matériaux demandent un apprentissage, voir des recherches fastidieuses afin d'être correctement mis en œuvre !
Attention aussi, aux vraies fausses bonnes idées comme par exemple les agro-carburants qui affament déjà des populations entières. Mais sur ce domaine des matériaux écologiques il existe chez Eyrolles par exemple de très bons ouvrages complets que je vous recommande.