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CHRISTOPHE CARMELLINO : L'artiste de ce mois est un sculpteur, pas de ces artistes qui passent leur temps à courtiser les uns ou les autres pour entrer dans un marché de l'art qui porte bien son nom "Marché"... Non, cet artiste est un artiste social. Comme certains vivent leur vocation en devenant prêtre ouvrier, lui consacre la majorité de son temps à s'occuper de ceux qui sont en difficulté sociale : jeunes en échec scolaire, adultes en grande précarité. L'art pour les autres, comme moyen de reprendre pied, de reprendre confiance ; bien moins glamour que les vernissages hupés, les galeries branchées et les peoples costumés, mais bien plus utile et surtout plus proche de la vocation de l'art du 21ème siècle. L'art n'a plus la vocation de transgresser, c'est un combat qu'il a dû mener par le passé, mais qui n'est plus ; l'art aujourd'hui doit être vecteur d'autre chose et la vision de christophe Carmellino est peut être la bonne, en tout cas, elle a le mérite d'être et d'exister ; à vous de lui donner votre avis.
Série des anges Bois Taille 1.25m
"Livre" Rakou
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La belle ouvrage, la créativité, le talent, le travail et le risque
sont des vertus qu’il faut absolument encourager ! C’est pourquoi nous
présenterons dans les semaines à venir des créateurs, qui, par leur
engagement, font avancer le monde ; un peu de poésie dans ce monde de
brutes ne sera pas du luxe et, comme disait Bachelard : « L'homme est une
création du désir, non pas une création du besoin ».
NOUVEAU : Guillaume PIECHAUD
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Rencontre avec Guillaume Piechaud

Ancien élève de l’école Boulle, sorti avec les félicitations du Jury section gravure sur métaux précieux et volume en 1985, ce perfectionniste travaille dans le bijoux, avant que la crise des années 1990 le mette au chômage.
Mais cette année charnière lui permet de préparer son projet : se mettre à son compte et peaufiner son style ( plus de simplicité, de pureté que pendant sa période joaillerie où il devait habiller chaque mm2 ).
Son concept sera la rencontre de la sculpture et du design utilitaire.
Le succès ne tarde pas à reconnaître le talent de cet « artisan d’art » et les commandes lui permettent de conquérir une niche très difficile d’accès « les collectionneurs privés », même si il ne délaisse pas les professionnels qui font appel à lui pour meubler des boutiques ou des galeries de prestige.

Ces meubles ont l’air si fragiles qu’ils en deviennent presque improbables, sont-ils utilitaires ou sculptures ? Cet ex-joaillier est-il un poète ou un ingénieur ? Le métal brut deviendrait-il précieux entre ses mains ? Est-il alchimiste ? Ce qui est sûr, c’est qu’il est ouvert et qu’il est même prêt à aller faire un tour du côté des nouvelles technologies, si nécessaire, pour faire des meubles beaux et surprenants.

La grande disparité des richesses dans nos sociétés est un sujet dont Guillaume Piechaud a bien conscience; il regrette que seules quelques personnes puissent accéder à ses pièces uniques et souhaiterait, si son succès se confirme, pouvoir lancer des pièces en série, achetables par les amoureux de beaux meubles (chaises, tabouret, luminaire…) n’ayant pas un budget de collectionneur.

Gageons que son talent et son sérieux le mèneront vers ces deux mondes, celui de la pièce unique et celui du design..

Son actualité salon fin octobre au Touquet galerie Derrière la Dune
http://www.guillaumepiechaud.com/
Eric Claverie, connu dans le Design sous le nom
de Kikidesign. Ce sculpteur travaille les matériaux usagés, oubliés,
délaissés ou jetés qu’il récupère pour leur donner une seconde vie.
Présentation
J'ai commencé en tant que photograveur,
maquettiste et graphiste, mais en 1998, la découverte d'une baignoire abandonnée
dans la cour de l'immeuble m'a donné l'envie d'en faire un canapé hors du
commun. Par la suite, d'autres créations se sont rapidement vues réalisées. Le plaisir
et l'amusement que procure le détournement d'objets sont les principaux moteurs.
En 2000 j'ai tout laissé tomber car ces différents métiers ne me permettaient
pas d'avoir une vie sociale épanouie en dehors des temps de travail, et j'ai
crée Kiki Design.
J'ai du mal à concevoir un objet si je ne
m'amuse pas à chercher la solution technique idéale pour assembler
plusieurs pièces entre elles. La solution doit aussi respecter une certaine
esthétique improbable, amusante, qui ne se prend donc pas au sérieux. J'aime observer
les yeux d'enfants, les sourires qui naissent sur le visage de visiteurs lors
d'expositions.
Ces dernières années, j'y consacre de plus en
plus de temps. Chaque création demande souvent plusieurs jours, voire des
semaines de travail car je souhaite de belles finitions. Il est aujourd'hui
encore difficile d'en vivre, et c'est donc essentiellement un pari sur
l'avenir.
MC : Une particularité de votre travail le recyclage, est ce par
conscience environnementale ou par goût des objets
« historiques » ?
J'observe en effet que de plus en plus de gens
prennent conscience des ravages énormes et irréversibles qu'occasionnent
l'homme et son mode de vie sur son très fragile habitat. Mon travail suscite
donc de plus en plus d'intérêt. Une prise de conscience collective est en
marche mais il est grand temps que chacun modifie ses habitudes de vie et de
consommation. En France, 20% seulement des 30 millions de tonnes de déchets produites
tous les ans sont recyclées. L'ironie de la situation c'est que beaucoup de
produits vendus portent un logo " Recyclable " mais une partie
seulement est vraiment recyclée. L'augmentation régulière de la production des
déchets est depuis longtemps un problème envahissant et très coûteux. Il est
donc actuellement facile pour moi de me fournir en matière première. Il suffit
simplement d'être attentif à ce qui est déposé régulièrement sur les
trottoirs, dans les poubelles alentour et chez le ferrailleur local.
MC : Eric selon vous, artiste ou artisan ?
Les deux. Je ne conçois que des objets
utilitaires. Ce qui me positionne comme un designer (ou un bricoleur fou) et
non pas comme un artiste pour la plupart des galeries d'art. Inversement, je ne
suis pas considéré comme un artisan non plus ! Reste à définir ce qui est
du domaine artistique et ce qui ne l'est pas. Personnellement je m'en moque. Ce
qui m'importe c'est de faire ce qui me plait et m'amuse. Je ne commence
quasiment jamais par un croquis illustrant le résultat final, j'ai juste besoin
d'un problème à résoudre pour commencer à m'amuser. C'est le plus souvent
l'objet lui-même qui, par sa forme, par son matériau, par son histoire... dicte
sa future fonction. Inversement, si j'ai à fabriquer une table par exemple, je
vais devoir trouver les pièces qui la
composeront idéalement... et trouver les solutions techniques d'assemblage
adaptées. Il est impressionnant de voir les infinies possibilités offertes par
le détournement d'objets. La limite je crois, c'est l'imagination.
>> Je
suis interessé(e) par ce procédé ou par ce produit, merci de m'adresser
une documentation par email
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