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Le Grenelle a débuté au mois de juillet et, pendant 4 mois, des groupes de travail se sont réunis afin de consulter le public au travers de réunions publiques et de consultations via internet.
Grenelle de l'environnement
Habiter, c'est vivre dans un environnement rural, urbain ou périurbain ; à ce titre, la qualité de l'air, du paysage, de l'eau, les transports, la proximité du travail sont des composants de notre vie quotidienne. Une conscience environnementale s'invite au cœur de nos vies car, sans maîtrise de l'évolution des énergies utilisées, nous pourrions bien nous retrouver un de ces jours prochains, dans l'impossibilité de continuer à vivre comme nous le faisons aujourd'hui. Imaginez-vous une seconde sans énergie pour vous chauffer ou vous déplacer, sans eau potable ! L'économie de tous les pays développés repose sur une énergie abondante et pas trop coûteuse, ce qui signifie que sans alternative viable, ces économies s'écrouleront. De plus, la planète ne nous permettra pas de continuer cette course au gaspillage et à la pollution, à moins que, comme un politique l'a suggéré lors d'une réunion au ministère de l'agriculture il y a quelques années, nous ne considérions la terre comme un caillou mort, bon à être abandonné !
Il est déjà bien tard pour réagir et on aurait souhaité que les dirigeants de tous bords, ces 30 dernières années, initient une politique plus volontariste dans ce domaine, au lieu de geler les crédits pour la recherche sur les énergies alternatives, comme cela a été fait, dès la baisse relative des cours du pétrole dans les années 80. Mais rien ne sert de gémir, il faut aujourd'hui que chacun mette la main à la pâte et que chacun soit demandeur de technologies propres et renouvelables. L'écologie (sans parler du mouvement politique) doit être le résultat simultané de plusieurs facteurs : de la pédagogie, d'une conscience collective, d'une volonté politique, d'un comportement économique. Mais l'urgence est réelle et il faut être attentif à ce que cette pression ne nous pousse pas vers des erreurs d'orientations.
Attention aux fausses bonnes idées qui pourraient, sous couvert d'écologie, mener l'humanité vers des famines terribles si l'on décidait de faire du bio carburant au détriment de l'équilibre alimentaire de nombreux pays ! Les états-Unis, qui ont commençé à le faire, causent déjà un préjudice énorme à des pays comme le Mexique qui voit son aliment de base, le maïs, augmenter de manière non raisonnable.
Le solaire est une idée, mais bien d'autres technologies restent à mettre au point et, pour cela, il faut que les chercheurs soient soutenus. L'hydrogène est une piste, le solaire, le vent... ; pour la maison, le solaire, le bois ou la géothermie peuvent également se substituer aux énergies fossiles.
Le Grenelle a débuté au mois de juillet et pendant 4 mois des groupes de travail se sont réunis afin de consulter le public au travers de réunion publiques et de consultation via internet.
Groupe 1 :
Lutter contre les changements climatiques et maîtriser l'énergie
Groupe2 :
Préserver la biodiversité et les ressources naturelles
Groupe 3 :
Instaurer un environnement respectueux de la santé
Groupe 4 :
Adopter des modes de production et de consommation durables : agriculture, pêche, agroalimentaire, distribution, forêts et usages durables des territoires
Groupe 5 :
Construire une démocratie écologique : institutions et gouvernance
Groupe 6 :
Promouvoir des modes de développement écologiques favorables à la compétitivité et à l'emploi
Un atelier, intergroupe sur les OGM, travaille également afin de rendre un avis positif ou négatif sur la culture des OGM en France. Le but de ces groupes de travail étant de pouvoir, en octobre, faire une vingtaine de propositions concrètes. Le projet est chapeauté par Jean Louis Borloo et des personnalités de divers horizons ; les groupes de travail, composés de 40 membres et répartis en 5 collèges - l'état, les collectivités locales, les associations, les entrepreneurs et les syndicats - devront rendre une fiche récapitulative chiffrée, afin que ces propositions ne restent pas que de bonnes intentions.
La suite de la mise en place de ces mesures n'est pas encore tout à fait claire et doit être très prochainement dévoilée ; espérons que cet appel à l'intelligence collective ne sera pas une tarte à la crème car le temps des mauvaises plaisanteries touche à sa fin.
Des conclusions qui vont dans le bon sens :
Après les dernières tables rondes qui ont conclu les 4 mois de rencontres et de consultations des divers groupes ayant accepté de participer à cette réflexion nationale sur nos orientations écologiques, le président Nicolas Sarkozy a décidé, fort de son pouvoir décisionnaire, de dépasser les recommandations de certains des groupes de travail. Même si certains pensent que ce Grenelle ne va pas assez loin, il n'en reste pas moins que des voix de tous bords saluent ce premier pas vers, non seulement une prise de conscience, mais vers une réelle action. Il était en effet temps que les efforts ne soient pas seulement l'œuvre de quelques citoyens concernés mais bien un process national, voire mondial avant que l'irrémédiable ne se produise. Un acteur concerné comme Nicolas Hulot, à l'origine du pacte écologique, est conscient que ce n'est qu'un pas vers un changement de comportement durable, mais il salue ce premier pas.
Des scientifiques comme Hubert Reeves ou Jean Jouzel, membre du GIEC ( Le GIEC a été créé en 1988, il est constitué de centaines d'experts du monde entier, issus des universités, des centres de recherche, des entreprises, des associations de défense de l'environnement ou d'autres organismes. Le GIEC est donc une association de pays : ses membres sont des nations.) saluent ces résultats qui sont les prémices d'un changement de raisonnement national et, souhaitons-le, mondial, d'où l'appel de certains à un Grenelle international.
Les points principaux évoqués :
- Pour les transports :
- Mise en place de l'éco pastille sur les voitures « vertes »,
- Eco redevance des poids lourds hors autoroute,
- Mise en place d'un développement raisonné du réseau routier,
- Augmentation des lignes TGV,
- Travail sur la pollution sonore et CO2 des avions,
- Autoroutes maritimes,
- Energie
- Etude de la taxe carbone,
- Développement des énergies renouvelables,
- Bilan carbone pour des entreprises de plus de 50 salariés,
- Mise en avant de la performance énergétique des matériels,
- Agriculture
- Gel des cultures OGM,
- Réduction de l'utilisation des pesticides,
- Bâtiment
- Construction basse consommation,
- Rénovation thermique de l'ancien,
- Biodiversité
- Création d'un réseau national,
- Santé
- Amélioration de la qualité de l'air,
Ces résultats ne doivent pas nous faire oublier que c’est une course contre la montre à laquelle nous participons et que, pour l’instant, nous sommes bien en retard sur certains pays. Saluons donc cet effort, tout en restant conscients que nous sommes des acteurs et non des spectateurs ; restons demandeurs de choix raisonnés et de vraies bonnes solutions.
Grenelle le retour
9 mois après la conclusion de cette grande concertation et même si tout n'est pas négatif, certains, comme Nicolas Hulot, regrettent le peu d'enthousiasme, non du président, mais de son entourage pour cette cause nationale. Les financements des nombreuses mesures restent obscurs voir inexistants et peu sans faut, si mobilisation il n'y a pas, que le Grenelle de l'environnement ne devienne une tarte à la crème.
Les engagements
Production et consommation durables :
les engagements du Grenelle Environnement
Achats quotidiens
- Restauration collective publique : 20 % de produits biologiques d'ici 2012.
- Agriculture biologique : 20 % de la surface agricole utile en 2020.
- Eco labellisation des produits de la pêche en 2008.
- Adoption d'une loi sur les biotechnologies et les OGM en 2008.
- Etiquetage des produits dans la grande distribution d'ici 2010 : indication du prix carbone et du prix écologique.
Biodiversité
- Dynamisation de la filière bois : renforcement de la certification des bois issus de forêts gérées durablement (FSC et PEFC).
- Mise en place d'une trame verte et bleue (terres et masses d'eau) destinée à faciliter la migration et le déplacement des espèces.
Habitat / Energie / Déchets
- Energies renouvelables : développement des différentes filières (hydraulique, éolien, biomasse, géothermie, photovoltaïque, solaire) avec pour objectif plus de 20 % d'énergies renouvelables dans la consommation finale d'énergie d'ici 2020.
- Rénovation thermique des bâtiments anciens : 400 000 logements par an, et en priorité les 800 000 HLM.
- Amélioration de la qualité de l'air intérieur : étiquetage obligatoire des matériaux de construction et de décoration sur leur contenu en polluants volatils.
- Obligation d'étiquetage énergétique étendu à tous les appareils de grande consommation (téléviseurs, ordinateurs...).
ministère de l'écologie, de l'énergie,
du développement durable et de l'aménagement du territoire
- Accélération d'ici 2010 du remplacement des lampes à incandescence par des lampes basse consommation.
- Production d'ordures ménagères : réduction de 5 kg par an et par habitant pour les 5 prochaines années.
- 35 % des déchets ménagers recyclés en 2012, 45 % en 2015.
- 75 % des emballages ménagers recyclés en 2012.
Eau
- Interdiction des phosphates dans toutes les lessives d'ici 2010.
- Retrait de 40 produits phytosanitaires préoccupants d'ici 2010.
- Retrouver une bonne qualité des milieux aquatiques d'ici 2012.
Transports / Tourisme / Loisirs
- Diminution de 20 % des émissions de CO2 dans le secteur des transports d'ici 2020.
- Améliorer la desserte terrestre des aéroports par les transports en commun.
- Doublement du réseau des Lignes ferroviaires à Grande Vitesse : 2 000 km supplémentaires d'ici 2020.
- Lignes de bus et de tramway : 1 500 km supplémentaires d'ici 10 ans.
- Transport aérien : diminution de 50 % de la consommation de carburant et des émissions de CO2 par passager d'ici 2020.
- Ecopastille sur les véhicules neufs avec un système de bonus/malus.
- Réduction de moitié du bruit provenant des mouvements d'avions d'ici 2020.
- Définition d'un programme national d'écoconduite.
- Développement de véhicules très économes (hybrides, recyclables et électriques) avec le soutien de l'Etat.
www.developpement-durable.gouv.fr
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