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Escalier droit, tournant ou hélicoïdal, échelle de meunier ou à pas décalé, vous choisirez votre escalier en fonction de vos goûts, mais aussi en fonction de l'espace dont vous disposez... Le calcul de l'escalier vous permettra de l'insérer au mieux dans l'espace disponible.
photo P Jouin
En bois tendre ou dur, en métal, en pierre, acheté en grande surface de bricolage, fait sur mesure ou objet de designer : il en existe pour toutes les bourses et tous les projets. Quelques termes techniques pour parler des escaliers, ce petit guide vous permettra de mieux vous y retrouver.
Tout d'abord, pour prendre les mesures, voici les éléments à prendre en compte.
Pour calculer votre escalier une loi mathématique, la loi Blondel, donne le calcul suivant 2 X la hauteur de la marche + le giron* = 59 à 64 cm.
*Giron = largeur de la marche qui ne comprend pas les parties passant sous une autre marche. Il doit être régulier
Le calcul de l'escalier se fera en fonction de la hauteur à atteindre, du reculement disponible, de la trémie faite ou à faire, et de la loi de blondel qui permettra de déterminer la pente et le nombre de marches pour que l'escalier soit sécure et agréable.
Longueur de la trémie : hauteur sol à sol fini, c'est-à-dire une fois les revêtements de sols posés

Marche : plateforme qui permet de changer de niveau
Contremarche : vide ou plein, espace vertical entre deux marches
Limon : squelette qui forme l'escalier
Volée : suite de marches ininterrompue
Emmarchement : largeur utile de la marche
Hauteur : la différence de niveau de deux marches consécutives
Ligne de foulée : ligne imaginaire qui se trouve à une distance constante du bord . Elle correspond à la trajectoire d'une personne
Giron : largeur de la marche qui ne comprend pas les parties passant sous une autre marche. Il doit être régulier
Collet : plus faible largeur d'une marche dans l'escalier balancé
Reculement ou encombrement : c'est la place nécessaire entre l'appui haut et la partie reposant au sol de l'escalier
Pas : profondeur totale de la marche, en général 25 à 35 cm
Nez : partie de la marche faisant saillie au-dessus de la contremarche
Main courante : pièce parallèle au limon permettant de se tenir en montant ou en descendant l'escalier
Là on se heurte à un problème philosophique, et il y aura toujours ceux qui estimeront avoir un rôle à jouer dans la limitation de leur impact carbone et ceux qui ne se sentent pas concernés, entre les intégristes et les réfractaires une voie semble pourtant se dessiner, l'innovation, les labels et certaines normes qui même si elles ont des aspects pervers, vont quand même dans le sens de l'histoire.
Il faudra être prudent cependant et ne pas suivre les sirènes des nouveaux commerçants opportunistes qui sentant le vent tourner, vous vantent des produits bio qui sont surtout et avant tout, des produits chers avec une marge multipliée par trois pour eux (sans grande lisibilité sur la vraie composition). Autre écueil, certains très bons matériaux demandent un apprentissage, voir des recherches fastidieuses afin d'être correctement mis en œuvre !
Attention aussi, aux vraies fausses bonnes idées comme par exemple les agro-carburants qui affament déjà des populations entières. Mais sur ce domaine des matériaux écologiques il existe chez Eyrolles par exemple de très bons ouvrages complets que je vous recommande.