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| Faire soi même son escalier |
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Cette présentation est la réalisation d'un escalier bois par un internaute qui, pour 290 euros, a réalisé un escalier en bois en auto construction.
Il n'est pas menuisier, ni ébéniste et donc cette présentation est plus une alternative pour ceux qui souhaitent faire un escalier eux même pour le plaisir ou pour des raisons de budget ; pour ceux au contraire qui souhaiteraient acquérir une pièce d'artisanat, il conviendra de s'adresser à un spécialiste.
Son choix en l'occurrence s'est fait pour une raison simple : le budget. En fin de chantier, il ne lui était pas possible dans un premier temps de faire faire l'escalier souhaité (budget entre 1500 et 3000 euros selon les fabricants et bois choisis) ; il a donc décidé de faire son escalier lui même en attendant de pouvoir en faire réaliser un par un professionnel.
Une hauteur d'étage de 2.65m, un reculement d'escalier de 2.30m maximum. Dans ces conditions, il n'était pas possible de faire un escalier droit à marche normale car pour être ergonomique la règle de 2 hauteurs + 1 giron (partie où l'on pose le pied) ne pouvait être égale à 58 cm, voir article menuiserie/escalier. Pour cette raison, le choix d'un escalier à pas décalés s'est vite imposé.

Pour réaliser cet escalier, deux limons en pin douglas de 7x20 cm (montant verticaux qui supportent les marches) ont été commandés dans une scierie et les marches ont été taillées dans des plateaux de bois de 36mm d'épaisseur en bois lamellé collés ; des équerres de charpentier et de la cornière métallique complètent le matériel.
Un escalier à pas décalés demande d'attaquer l'escalier par le pied droit afin de monter sur la partie large de la marche. Les marches se succèdent de manière alternée, une coupe à gauche puis une coupe à droite, etc....
Une fois les 14 marches découpées et poncées, le traçage peut commencer.
Il faut également préparer les cornières métalliques qui serviront de renfort pour les marches de l'escalier.
Ci-dessous un gabarit marche gauche de l'escalier...


Là on se heurte à un problème philosophique, et il y aura toujours ceux qui estimeront avoir un rôle à jouer dans la limitation de leur impact carbone et ceux qui ne se sentent pas concernés, entre les intégristes et les réfractaires une voie semble pourtant se dessiner, l'innovation, les labels et certaines normes qui même si elles ont des aspects pervers, vont quand même dans le sens de l'histoire.
Il faudra être prudent cependant et ne pas suivre les sirènes des nouveaux commerçants opportunistes qui sentant le vent tourner, vous vantent des produits bio qui sont surtout et avant tout, des produits chers avec une marge multipliée par trois pour eux (sans grande lisibilité sur la vraie composition). Autre écueil, certains très bons matériaux demandent un apprentissage, voir des recherches fastidieuses afin d'être correctement mis en œuvre !
Attention aussi, aux vraies fausses bonnes idées comme par exemple les agro-carburants qui affament déjà des populations entières. Mais sur ce domaine des matériaux écologiques il existe chez Eyrolles par exemple de très bons ouvrages complets que je vous recommande.