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| Le lin, un isolant exceptionnel |
| Pose de l'isolant |
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Originaire d'Orient, le lin (du latin Linum) est connu depuis la plus haute antiquité. Son utilisation à des fins vestimentaires s'est très vite généralisée.
Sa réputation de produit sain s'est répandue rapidement. Les Romains furent sans doute les premiers à en comprendre l'utilité domestique et le pouvoir isolant : on a effectivement retrouvé des traces de lin dans de nombreux vestiges d'habitations. Un ami de nos sols, le lin bio...
Le lin, pour bien pousser, a besoin d'un climat tempéré et humide. Cultivé principalement aujourd'hui dans le Nord de la France (Nord Pas de Calais, Picardie et Normandie), il est un véritable ami de la terre. En effet, peu exigeante en azote, sa culture ne nécessite que très peu d'engrais chimiques. La pollution du sol par les nitrates est ainsi évitée.
L'isolation naturelle en lin pourrait bien devenir l'isolation de l'avenir.
Le grand public découvre aujourd'hui ses grandes vertus. Pour être bien chez soi, beaucoup de choses qui ne sont pas visibles sont pourtant essentielles ! Le lin bio en fait parti.

source Naturlin
L'isolant « dissimulé » sous un toit, un plancher ou derrière une cloison influence l'atmosphère qui régnera dans votre habitation.
Matériau naturel, tout comme la brique ou le bois, il a cette capacité d'absorber l'humidité en fonction de la température et de l'hygrométrie ambiantes.
Au contraire des isolants minéraux, il permet ainsi une véritable « respiration » des murs et installe une atmosphère saine et électrostatiquement neutre.
Le lin isole du froid, de la chaleur comme du bruit.
Il offre des qualités et des performances largement égales aux produits sur le marché. Il permet de réaliser à la fois l'isolation thermique et phonique de la maison.

De la culture de la matière première en passant par les différents stades de production jusqu'à la livraison du produit fini, il n'est utilisé aucun produit chimique qui puisse avoir une action polluante sous forme de rejet atmosphérique ou de déchet dans l'eau ou le sol.
On utilise des fibres courtes qui ne sont pas employées par l'industrie textile.
Les balles de fibre de lin sont ouvertes mécaniquement puis cette matière brute reçoit un premier traitement au sel minéral. La fibre de lin est alors cardée de manière à produire des couches superposées et thermoliées pour former la ouate, qui sera traitée antifeu.
Là on se heurte à un problème philosophique, et il y aura toujours ceux qui estimeront avoir un rôle à jouer dans la limitation de leur impact carbone et ceux qui ne se sentent pas concernés, entre les intégristes et les réfractaires une voie semble pourtant se dessiner, l'innovation, les labels et certaines normes qui même si elles ont des aspects pervers, vont quand même dans le sens de l'histoire.
Il faudra être prudent cependant et ne pas suivre les sirènes des nouveaux commerçants opportunistes qui sentant le vent tourner, vous vantent des produits bio qui sont surtout et avant tout, des produits chers avec une marge multipliée par trois pour eux (sans grande lisibilité sur la vraie composition). Autre écueil, certains très bons matériaux demandent un apprentissage, voir des recherches fastidieuses afin d'être correctement mis en œuvre !
Attention aussi, aux vraies fausses bonnes idées comme par exemple les agro-carburants qui affament déjà des populations entières. Mais sur ce domaine des matériaux écologiques il existe chez Eyrolles par exemple de très bons ouvrages complets que je vous recommande.