
Revêtement des murs depuis l’antiquité, la chaux est du calcaire transformé.
(photo crédit Terdici)
Le terme de chaux est générique : il regroupe un grand nombre de produits, dont le seul point commun est d'être obtenu par calcination, c’est-à-dire chauffage à haute température de pierre calcaire.
Selon la composition du matériau de base, on obtiendra :

La chaux, à sa sortie du four, est dite vive. Celle-ci est utilisée dans l’industrie ou l’agriculture, pour ses pouvoirs hydrophiles.
Si l’on continue le process, mise en contact avec de l’eau, elle permet d’obtenir ce qu’on appelle de la chaux éteinte (aérienne ou hydraulique en fonction de la nature du calcaire utilisé).
Dans le bâtiment, l’emploi de la chaux hydraulique est le plus courant, alors qu’en décoration, on travaillera plutôt avec de la chaux aérienne.
Brique, terre, bois, pierre, machefer ; la chaux permet d’assurer une étanchéité de la façade tout en la laissant respirer, ce qui, pour le confort d’une maison, est l’idéal. Notons également une plus grande élasticité du produit que le béton qui assure une réduction du risque des mico fissures.

Iconographie “Guilde des Métiers de la Chaux”
On retrouve la chaux dans une gamme de produits très vaste : béton cellulaire, mortier de chaux hydraulique, mortier de scellement, carrelage terre cuite et éléments de couverture, béton de chaux, réparateur de pierres..
Peinture de chaux, tadelakt, enduit de décoration….
La chaux n’est pas qu’un produit pour l’extérieur, on peut l’employer en intérieur, de nombreuses manières : enduit traditionnel, badigeon, peinture, tadelakt…
Elle est par exemple particulièrement bien adaptée à la rénovation de maisons anciennes, de résidences secondaires pas assez souvent aérées, car, contrairement à d’autres matériaux qui retiennent l’eau, la chaux, elle, laisse respirer les supports.
En France, chaque année, environ 3 millions de tonnes de chaux sont fabriquées, dont seulement 3% pour le bâtiment !

Les supports doivent être durs, propres, sains, secs et cohésifs (conformes au DTU 59.1).
Avant la mise en oeuvre de l’enduit*, régulariser l’absorption des supports et opacifier les fonds en appliquant une impression universelle à l’eau.
Pour des raisons d’accrochage, ne pas utiliser d’impression donnant un feuil trop lisse (impression granitée recommandée).
* Non nécessaire sur un support sain enduit de chaux. Bien dépoussiérer et humidifier le support.
Avant utilisation, bien mélanger la base blanche en secouant le seau pour aérer les poudres.
Dans le même seau, ajouter l’eau nécessaire et incorporer la base blanche (les Pierres : 400 ml à 440 ml d’eau / les Colorées : 320 ml à 350 ml d’eau).
Malaxer manuellement ou à l’aide d’un agitateur à vitesse lente (recommandé) jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène souple.
Dans un seau vide, verser la teinte Terdici et former une pâte en mélangeant 1 volume de teinte, 1 volume de base blanche, et 1⁄2 à 1 volume d’eau.

conseils TERDICI
Là on se heurte à un problème philosophique, et il y aura toujours ceux qui estimeront avoir un rôle à jouer dans la limitation de leur impact carbone et ceux qui ne se sentent pas concernés, entre les intégristes et les réfractaires une voie semble pourtant se dessiner, l'innovation, les labels et certaines normes qui même si elles ont des aspects pervers, vont quand même dans le sens de l'histoire.
Il faudra être prudent cependant et ne pas suivre les sirènes des nouveaux commerçants opportunistes qui sentant le vent tourner, vous vantent des produits bio qui sont surtout et avant tout, des produits chers avec une marge multipliée par trois pour eux (sans grande lisibilité sur la vraie composition). Autre écueil, certains très bons matériaux demandent un apprentissage, voir des recherches fastidieuses afin d'être correctement mis en œuvre !
Attention aussi, aux vraies fausses bonnes idées comme par exemple les agro-carburants qui affament déjà des populations entières. Mais sur ce domaine des matériaux écologiques il existe chez Eyrolles par exemple de très bons ouvrages complets que je vous recommande.