|
Nous allons voir de quoi est composée une toiture végétale. Un peu de technique...
Structure portante
Elle peut être en béton, en acier ou en bois, à condition qu’elle soit capable de supporter le poids de l’installation prévue.
Le toit peut être plat ou incliné (35° au maximum). Nous vous conseillons de construire des terrasses avec une pente de 1 à 2 %, ce qui permet de diminuer l’épaisseur de la couche drainante et donc de diminuer le poids de la structure.
Etanchéité
La réalisation d'un toit végétal et son implantation prend quelques années et nécessite des investissements de base importants.
Il faut choisir un complexe isolant résistant à la compression en fonction de l'installation prévue. Les membranes bitumineuses APP sont parfaitement adaptées. Elles offrent une épaisseur plus importante que leurs sœurs synthétiques. Elles ne présentent par ailleurs pas de problème de recyclage. Utilisez plutôt l'application en deux couches d'une membrane anti-racine.
Remarque : certaines plantes doivent être proscrites sur une toiture-jardin. L'importance de la couche d'étanchéité ne doit jamais être sous-estimée, les coûts d'une fuite sont décuplés comparés aux toitures terrasses classiques.
Drainage et filtration
Une membrane de drainage de polyéthylène gaufré sert à créer un espace de drainage d'environ 10 mm de hauteur qui dirige l'eau de pluie vers le drain du toit ou vers les gouttières extérieures.
Son choix dépendra principalement de la pente du toit (granulat meuble, géotextile de drainage, …). Cette membrane de drainage ne doit pas être obstruée par le sol/substrat. On peut lui adjoindre un filtre qui évite le colmatage de la couche de drainage avec les particules du substrat.
Ce géotextile absorbe aussi l'eau qui la traverse, offrant un milieu humide pour les racines des plantes.
Attention : Le géotextile non tissé résiste très peu à certaines racines qui peuvent le pénétrer et réduire son efficacité. Il faut donc le couvrir d'un autre géotextile anti-racine fait de polyéthylène tissé dont le rôle est uniquement de bloquer les racines.
Substrat
Pendant plusieurs années, les architectes du paysage recommandaient un minimum de 31 cm de terre sur les toits végétaux afin de maintenir un milieu acceptable pour la croissance des plantes.
Le substrat doit être léger et résistant à la compaction, tout en retenant l'eau. Sa composition est généralement faite de compost végétal de feuilles ou d'écorces, mélangé à des agrégats de pierres légères et absorbantes ayant un diamètre de 3 à 12mm. Comme matériau, on utilise des minéraux à pores ouverts, à savoir de la pierre volcanique, de l'argile expansé, de la pierre ponce et parfois des débris de briques récupérés de chantiers de démolition, puis concassés, qui permettent de récupérer des déchets voués à l'enfouissement. Les agrégats représentent un volume variant de 40 à 70 % du substrat de culture en fonction de l'épaisseur de substrat, de l'irrigation et du type de culture souhaité. L'épaisseur totale du substrat peut ainsi être réduite à seulement 10 cm de hauteur. Cette épaisseur minimale conviendra à quelques plantes très résistantes au gel, mais, de manière générale, il est recommandé d'utiliser une épaisseur de 15 cm ou plus pour permettre la culture d'une plus grande variété de plantes.
Couche végétale
Techniquement, toutes les plantes peuvent pousser sur les toits mais certaines peuvent nécessiter des soins constants pour les préserver d'un soleil permanent, du gel et des grands vents. Dans la plupart des cas, la végétation ne sera qu’herbacée ou arbustive. Elle sera choisie en fonction du climat de la région, de l’ensoleillement, de la pente du toit, etc.
De manière générale, on devrait privilégier des plantes vivaces et indigènes très résistantes aux températures extrêmes et qui s'implanteront rapidement pour couvrir les surfaces de sol afin de réduire son assèchement par le soleil et le vent.
Liens à découvrir
|