
Le prix de l’immobilier, la raréfaction des parcelles constructibles, la complexité technique des terrains qui restent disponibles pour construire, le prix et la pénurie d’énergies fossiles et, bien sûr, les évènements climatiques entraînent une prise de conscience chez ceux qui ont pour projet de bâtir ; il est de temps de construire une maison passive ! Mais qu'est-ce qu'une maison passive ?
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Des innovations techniques, des changements de regard sur ce que doit être une maison, l’arrivée de nouveaux matériaux de construction, le détournement de produits industriels, etc.. voilà qui ouvre aux particuliers, comme aux architectes, des voies prometteuses.
Dans cette multitude de créations, on peut citer les maisons flottantes, testées en Hollande, qui peuvent monter ou descendre sur un axe de plusieurs mètres, la maison ronde qui tourne avec le soleil, la maison en paille qui est un véritable succès dans certains pays, la maison bois sous toutes ses formes mais également la maison en terre ou la maison en pisé, la maison bioclimatique et la maison passive, la maison écologique, la maison évolutive ou maison préfabriquée et nous pourrions ainsi faire une liste encore longue de concepts qui méritent qu’on s’y intéresse sans a priori et pour, au final, trouver la solution la plus adaptée.
La maison passive est, pour certains, un concept flou, bien que datant des années 70 dans le nord de l’europe ; en effet, des chercheurs testèrent des maisons à l’isolation renforcée et munies d’aucune source de chaleur, le but avoué étant de réduire la consommation d’énergie de 80% environ ! On les équipa par la suite de pompes à chaleur pour la production d’eau chaude.
Pour ce faire, il a fallu que les matériaux, eux aussi, progressent avec l’arrivée du double puis du triple vitrage et l’emploi d’isolants performants et en grande épaisseur. Une habitation normale, isolée aux normes, consomme en moyenne autour de 200 à 250 Kwh/m2/an, dont environ 1/3 pour le chauffage ; la RT2005 devrait faire baisser ce ratio mais la maison passive permet de descendre à moins de 100Kwh/m²/an.
L’emploi d’isolant doit être réparti entre les murs, la toiture mais également le sous-sol, afin que la maison passive ne soit pas sujette aux ponts thermiques. Son orientation bien sûr sera étudiée ainsi que la surface vitrée en triple vitrage, cela va de soi.
Lors d’une enquête de satisfaction d’utilisateurs de maison passive (source Minergie suisse), les utilisateurs ont dit être contents à 71% de leur confort, à 94% du système de ventilation, et à 94% du rapport coût/bénéfice.
En France, une association, la maison passive http://www.lamaisonpassive.fr, œuvre pour le développement de cette méthode de construction et permet même d’utiliser un logiciel de conception de maison passive : le PHPP (sorte de bible de la construction pour un coût de 200€ environ).
http://www.mamaisoncertifiee.com/
Créé en 1999, CEQUAMI agit dans le secteur de la maison individuelle dans le but de promouvoir la qualité de la construction en France. Filiale du Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) et de l'Association QUALITEL, CEQUAMI contribue à l'amélioration de la qualité des maisons individuelles et à la qualité de vie des occupants.
Un label de haute qualité qui garantit le confort et la performance énergétique des bâtiments. Il est applicable à tout type de bâtiment, en neuf ou en rénovation, et adaptable à tout type d'architecture. Il s'appuie sur 10 années d'expériences en Suisse, qui ont permis de réaliser plus de 7200 bâtiments représentant plus de 6,5 millions de m² labellisés. C'est une exigence de performance de 42 kWh/m².an en neuf et 80 kWh/m².an en rénovation, tout en maîtrisant le niveau des investissements. Le calcul est adapté à la RT 2005 et correspond à la performance d'un bâtiment BBC.
Plus d'informations sur la maison passive.
Là on se heurte à un problème philosophique, et il y aura toujours ceux qui estimeront avoir un rôle à jouer dans la limitation de leur impact carbone et ceux qui ne se sentent pas concernés, entre les intégristes et les réfractaires une voie semble pourtant se dessiner, l'innovation, les labels et certaines normes qui même si elles ont des aspects pervers, vont quand même dans le sens de l'histoire.
Il faudra être prudent cependant et ne pas suivre les sirènes des nouveaux commerçants opportunistes qui sentant le vent tourner, vous vantent des produits bio qui sont surtout et avant tout, des produits chers avec une marge multipliée par trois pour eux (sans grande lisibilité sur la vraie composition). Autre écueil, certains très bons matériaux demandent un apprentissage, voir des recherches fastidieuses afin d'être correctement mis en œuvre !
Attention aussi, aux vraies fausses bonnes idées comme par exemple les agro-carburants qui affament déjà des populations entières. Mais sur ce domaine des matériaux écologiques il existe chez Eyrolles par exemple de très bons ouvrages complets que je vous recommande.