Maison en pisé, torchis, adobe, bauge, briques de terre compressée.... il existe de nombreuses techniques de par le monde pour construire une maison en terre. Découvrez les différents procédés et atouts de la construction maison terre, un habitat très ancien qui a fait ses preuves et qui représente 50% des maisons dans le monde.
Beaucoup de main d'oeuvre mais peu de matériau payant pour la construction de maison en terre ... pour les autoconstructeurs motivés et courageux !
La maison en terre représente aujourd'hui presque 50% des habitations de la planète avec plus de 3 milliards de gens qui vivent ou travaillent dans des batiments en terre ! La planète a toujours fourni aux hommes la matière pour la construction de leur maison, et ce, sur la totalité du globe.

Au bord d’un ruisseau où subsistent quelques bâtiments dont un moulin aujourd’hui restauré, le site est isolé dans un vallon encaissé donnant sur le Tarn.
Pourquoi ne pas construire une maison en terre crue ?Si les maisons en terre ont prouvé leur efficacité tout au long des siècles et demeurent un habitat majeur dans le monde, notamment dans les pays en voie de développement, pourquoi avoir abandonné cette technique ancestrale de construction en France ?

Si la maison en terre nous évoque principalement en France une maison en pisé, il existe de nombreuses autres méthodes (avec des variantes à l'infini selon les régions et les pays) de construction utilisant aussi bien la terre crue que la terre cuite, seule, en mélange, ... et qui sont très résistantes dans le temps, en témoigne la longévité de la maison terre.

Réparation mur d’enceinte en Pisé avec Oikos
L’objectif de base pour réparer le mur est le suivant : décroûter le mur d’enceinte en pisé et le recouvrir d’un corps d’enduit Terre – Paille – Chaux.
Ce mini-chantier a été réalisé par les salariés et les stagiaires d’Oïkos et encadré par Monique Cerro de " Terre, Pierre et Chaux ". Un grand merci à toutes celles qui ont participé.
Là on se heurte à un problème philosophique, et il y aura toujours ceux qui estimeront avoir un rôle à jouer dans la limitation de leur impact carbone et ceux qui ne se sentent pas concernés, entre les intégristes et les réfractaires une voie semble pourtant se dessiner, l'innovation, les labels et certaines normes qui même si elles ont des aspects pervers, vont quand même dans le sens de l'histoire.
Il faudra être prudent cependant et ne pas suivre les sirènes des nouveaux commerçants opportunistes qui sentant le vent tourner, vous vantent des produits bio qui sont surtout et avant tout, des produits chers avec une marge multipliée par trois pour eux (sans grande lisibilité sur la vraie composition). Autre écueil, certains très bons matériaux demandent un apprentissage, voir des recherches fastidieuses afin d'être correctement mis en œuvre !
Attention aussi, aux vraies fausses bonnes idées comme par exemple les agro-carburants qui affament déjà des populations entières. Mais sur ce domaine des matériaux écologiques il existe chez Eyrolles par exemple de très bons ouvrages complets que je vous recommande.