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La crise de l’immobilier, qui touche la France depuis quelques mois, pose
une multitude de problèmes au monde de l’immobilier et à ceux qui
gravitent autour
: fermetures d’agences immobilières, faillites de sociétés du bâtiment, banques exsangues qui, par inconscience ou par malhonnêteté, ont spéculé sans scrupule, clients qui ont voulu, pour se faire de l’argent rapidement, vendre à tour de bras des biens largement surévalués, mais les plus touchés sont, sans conteste, ceux qui ont dû changer de logement au mauvais moment.
Ceux qui ont spéculé sur la valeur de leur logement ont participé à ce désastre, certains se trouvent aujourd’hui dans la m… financièrement. Pour ceux qui ont dû changer de logement pour une toute autre raison, à l'aide parfois d'un prêt-relais, ceux-là sont aujourd’hui les sacrifiés du système, avec des remboursements souvent lourds et un deuxième bien qu’il faudra solder ou vendre en 18 mois, si ils le vendent !
Le prêt relais en ce moment n’a plus la cote… la plupart des banques sérieuses ne le proposent même plus, tant l’allongement de la durée de vente d’un bien devient problématique. Les conditions d’obtention des prêts vont se durcir, les taux remonter et ainsi les plus fragiles et primo accédants auront encore plus de difficulté à accéder à la propriété, créant de facto, un ralentissement des mises en chantier de maisons individuelles, mais également des programmes de logement en copropriété ; le corollaire sera des faillites et pertes d’emplois dans les secteurs qui se nourrissaient de la bonne santé de la pierre… Pessimiste me direz-vous ? Non, juste réaliste ; un système qui s’emballe, tout comme l’a fait le capitalisme libéral sauvage et virtuel ces dernières années, ne peut rien engendrer d’autre qu’une tornade qui, comme d’habitude, laissera les plus pauvres sur le carreau.
Octobre 2008
C'est une crise bien plus large que prévue par les "experts", qui touche le monde et amplifie
la baisse de confiance et de pouvoir d'achat des clients potentiels. La
crise des subprimes est une tumeur qui n'a pas été soignée à temps par
le gouvernement américain et qui gangraine aujourd'hui la totalité du
système financier international. Les américains ont pêché par arrogance
et naiveté ; donner du pouvoir d'achat aux plus faibles, économiquement
parlant, en pensant que le crédit financerait le crédit, relève d'une
part de bons sentiments et d'une part de cynisme glaçant. Car si en
effet, le rêve américain, est de permettre à chacun de s'en sortir sur
le modèle fondateur du pionnier entreprenant et intrépide (self made
man), vouloir nier que certaines personnes ne peuvent s'en sortir dans
un système de compétition capitaliste est tout simplement bête et criminel.
Sous
couvert de trouver une solution aux problèmes d'accession à la
propriété de la population dite "à risque", le gouvernement américain,
a cautionné cet hydre sans tête qui, après avoir enrichi de manière honteuse quelques Goldenboys, entraine les
spéculateurs dans sa chute, mais surtout va pousser les gens les
plus modestes et fragiles de tous les pays du monde dans une précarité
insupportable.
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