La maison, en matière d'architecture bioclimatique, doit être intégrée au site, dans le respect de l'écosystème existant. Il faut réduire l'impact négatif du bâti et de l'aménagement sur l'environnement, en attachant une attention particulière à l'hydrologie, la bio-diversité, etc...
Souvent les ouvertures au sud sont à privilégier, tout en prenant en compte le relief, la végétation et les constructions existantes qui sont un atout précieux pour se protéger des vents, par exemple.
Le choix des matériaux isolants est très important. Il faut limiter au mieux les déperditions thermiques, éliminer, dans la mesure du possible, les ponts thermiques, afin de réduire les consommations énergétiques en hiver et la surchauffe en été !!!!
La présence d’ouvertures plus ou moins grandes destinées à améliorer le confort thermique et visuel est un plus, tant en été qu’en hiver. Les effets des apports solaires sont bénéfiques et se prolongent au-delà des périodes d’insolation par la masse thermique interne, conçue en hiver pour restituer l’énergie accumulée en fonction des besoins et en été les réserves de fraîcheur accumulées la nuit.
La ventilation naturelle est à privilégier afin d’éviter tous problèmes d’hygiène et assurer un confort hygrothermique et thermique. Il est nécessaire de choisir des matériaux ou sources d’énergie naturels et renouvelables, disponibles localement, ne nécessitant pas, au stade de leur production, de leur transport, de leur mise en œuvre ou élimination, de dépense d’énergie excessive ou générant de pollution néfaste à la santé ou à l’environnement.
Les besoins en eau potable doivent être gérés en évitant le gaspillage, en favorisant le recyclage des eaux usées pour les besoins de nettoyage ou d’arrosage et d’aménagement des abords dans le respect de l’hygiène par un traitement approprié. L’architecture que vous allez mettre en place doit être en adéquation avec l’environnement dans lequel elle sera implantée (histoire, traditions locales, culture, paysage environnant, etc…).
Un cruel manque de législation dans le domaine des bâtiments bioclimatiques risque de nuire à ceux, par exemple, qui après avoir fait une étude complexe et longue se retrouvent deux ans plus tard avec un voisin implanté à 5m de leur façade et qui masque le soleil sur le coeur du système de chauffage naturel de la maison !
De nos jours, certaines installations électriques, les rayonnements électroniques et les courants telluriques engendrent des effets nocifs sur la santé et le bien-être des habitants. C’est pourquoi, la géobiologie vient coupler cette science bioclimatique afin de recréer des habitations harmonieuses, où les interactions énergétiques et magnétiques ne viennent pas perturber leur quotidien.
Là on se heurte à un problème philosophique, et il y aura toujours ceux qui estimeront avoir un rôle à jouer dans la limitation de leur impact carbone et ceux qui ne se sentent pas concernés, entre les intégristes et les réfractaires une voie semble pourtant se dessiner, l'innovation, les labels et certaines normes qui même si elles ont des aspects pervers, vont quand même dans le sens de l'histoire.
Il faudra être prudent cependant et ne pas suivre les sirènes des nouveaux commerçants opportunistes qui sentant le vent tourner, vous vantent des produits bio qui sont surtout et avant tout, des produits chers avec une marge multipliée par trois pour eux (sans grande lisibilité sur la vraie composition). Autre écueil, certains très bons matériaux demandent un apprentissage, voir des recherches fastidieuses afin d'être correctement mis en œuvre !
Attention aussi, aux vraies fausses bonnes idées comme par exemple les agro-carburants qui affament déjà des populations entières. Mais sur ce domaine des matériaux écologiques il existe chez Eyrolles par exemple de très bons ouvrages complets que je vous recommande.