Cette ferme, située dans le sud, près du Parc naturel du Lubéron, est une ancienne bergerie isolée, qu'un amoureux de la pierre a rénové pendant trois ans, lors de ses loisirs.
Cette habitation, à la base, ne possédait ni l'eau ni l'électricité et tout était à refaire. Il a fallu déja arriver à obtenir le permis de construire, car nombre de communes refusent ces permis dès lors que la toiture est effondrée.
Une habitation isolée peut, si les propriétaires sont exigeants, devenir une charge financière pour les petites communes.
La maison, achetée 90 000 euros, possède 1 hectare et demi de garrigue ; il a fallu beaucoup de temps et d'énergie pour remettre cette bâtisse en état et un budget de 60 000 euros, sans compter bien sûr les heures de travail.
Faire venir l'eau et l'électricité fut un gros budget puiqu'il a fallu creuser 400m de tranchée ! Attention à la facture si vous ne l'aviez pas prévu dans votre prévisionnel travaux.
La maison a une surface de 120m2 : pour agrandir la pièce principale, le mur porteur entre l'étable et le rez de chaussée de l'habitation ancienne a été partiellement ouvert afin de créer un espace de vie de 35m2.
Le sol, en terre battue, a été remplacé par de la tomette ; les planchers intermédiaires ont été remontés sur des poutres anciennes achetées chez un marchand de matériaux anciens.


Les murs sont blanchis à la chaux et les soubassements, réalisés en bois, teintés ; le plafond en bois peint vient éclaircir des pièces aux fenêtres réduites.
Une bien belle rénovation de vieille ferme, dans le respect de la maison d'origine.

Là on se heurte à un problème philosophique, et il y aura toujours ceux qui estimeront avoir un rôle à jouer dans la limitation de leur impact carbone et ceux qui ne se sentent pas concernés, entre les intégristes et les réfractaires une voie semble pourtant se dessiner, l'innovation, les labels et certaines normes qui même si elles ont des aspects pervers, vont quand même dans le sens de l'histoire.
Il faudra être prudent cependant et ne pas suivre les sirènes des nouveaux commerçants opportunistes qui sentant le vent tourner, vous vantent des produits bio qui sont surtout et avant tout, des produits chers avec une marge multipliée par trois pour eux (sans grande lisibilité sur la vraie composition). Autre écueil, certains très bons matériaux demandent un apprentissage, voir des recherches fastidieuses afin d'être correctement mis en œuvre !
Attention aussi, aux vraies fausses bonnes idées comme par exemple les agro-carburants qui affament déjà des populations entières. Mais sur ce domaine des matériaux écologiques il existe chez Eyrolles par exemple de très bons ouvrages complets que je vous recommande.