Faire un mur en pierre sèche, voilà une activité pour les beaux jours d'automne ou du printemps ! Un peu physique mais réjouissant, ce travail, qui ressemble à un puzzle géant, vous permettra d'habiller les talus, paliers et autres déclinités terreuses qui nécessitent un soutien. Pour vous présenter la réalisation, une animation qui présente les grandes étapes de la réalisation....
Si le montage de ce mur en pierres sèches s'inspire de la méthode traditionnelle, cette dernière peut cependant être mise au goût du jour par l'addition d'un peu de mortier de chaux qui permet de caler plus solidement les passages où les pierres semblent moins stables ; de plus, si le talus protégé présente un risque de forte poussée, on pourra préférer mettre quelques pelles de mortier en bas et en haut du mur, sur l'arrière, en glissant un fer à béton sur toute la longueur, afin de réaliser un chaînage (mais on s'éloigne quelque peu du mur en pierres sèches !). Mais rien ne vous y oblige car le mur, s'il est bien monté, présente, de par sa masse et sa fabrication, un rempart qui peut durer plusieurs siècles !
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Un mur en pierre sèche peut servir à retenir un talus ou ce mur peut être construit avant que la terre rapportée ne vienne buter contre : ce sont deux typologies différentes qui orienteront les choix de réalisation.
Dans tous les cas, on veillera à ce que l'assise du mur (semelle) soit propre et étudiée de manière à ne pas baigner dans les eaux pluviales, ce qui pourrait rapidement entrainer des désordres.
Si la terre est instable ou très argileuse, on fera une fondation de 40x40 cm sur la longueur du mur qui sera remplie de pierres concassées, puis damées.
On montera le mur ensuite en veillant à laisser environ un faux aplomb (fruit) vers l'arrière de 3 à 5cm par mètre pour un mur de soutènement. On calera les pierres avec des cales (soustilles, petites pierres plates) et on veillera à placer des boutisses (pierres plus profondes) qui traversent plusieurs rangs et qui peuvent même dépasser du coté talus pour ancrer le mur.
Les pierres qui serviront à monter le mur pierre sèche peuvent être de tailles différentes et les pierres grosses et plates seront posées pour le premier rang comme assise ; on montera ensuite les pierres en alternant les recouvrements et les profondeurs afin d'éviter que le mur ne soit trop uniforme ; on mettra selon les régions, un rang de pierre plates ou de grosses pierres sur le dernier rang.
Généralement, avant de monter un mur en pierre sèche, on étudie les eaux qui ruissellent sur le terrain et on prévoit un système de drain naturel afin de recueillir les eaux dans un trou ou un puits. L'avantage de bien préparer le drainage sera d'éviter les poussées trop violentes, les tassements et affaissements ; de plus, le mur s'inscrira dans un respect plus large du milieu.
Là on se heurte à un problème philosophique, et il y aura toujours ceux qui estimeront avoir un rôle à jouer dans la limitation de leur impact carbone et ceux qui ne se sentent pas concernés, entre les intégristes et les réfractaires une voie semble pourtant se dessiner, l'innovation, les labels et certaines normes qui même si elles ont des aspects pervers, vont quand même dans le sens de l'histoire.
Il faudra être prudent cependant et ne pas suivre les sirènes des nouveaux commerçants opportunistes qui sentant le vent tourner, vous vantent des produits bio qui sont surtout et avant tout, des produits chers avec une marge multipliée par trois pour eux (sans grande lisibilité sur la vraie composition). Autre écueil, certains très bons matériaux demandent un apprentissage, voir des recherches fastidieuses afin d'être correctement mis en œuvre !
Attention aussi, aux vraies fausses bonnes idées comme par exemple les agro-carburants qui affament déjà des populations entières. Mais sur ce domaine des matériaux écologiques il existe chez Eyrolles par exemple de très bons ouvrages complets que je vous recommande.