3 conseils pour bien choisir son escalier intérieur

Léa Art  Publié le


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Aussi fonctionnel qu’ornemental, l’escalier est un équipement essentiel dans une maison répartie sur plusieurs étages. Matériau, espace, sécurité : voici 3 éléments à prendre en compte pour bien choisir votre modèle d’escalier intérieur.

Définir l’espace disponible

Le choix du modèle de votre escalier est déterminé par un certain nombre de facteurs, dont le premier reste l’espace dont vous disposez. Vous devez prendre en compte le fait qu’un escalier occupe environ 2m sur 2 ou 3 m de surface au sol. L’escalier droit ou à 1/4 tournant sont les deux structures les plus gourmandes en matière d’espace. Ils s’intègrent aux pièces vastes dans lesquelles l’espace sous la structure sera utilisé pour créer des rangements d’appoint comme un placard, une bibliothèque, une penderie ou encore un petit espace bureau. L’escalier en colimaçon s’intègre quant à lui à merveille dans les petits espaces. Autoportant, il assure la seule fonction de déplacement entre les étages, sans confort et sans beaucoup d’espace pour évoluer. Il n’est donc pas conseillé dans le cadre de l’installation d’un escalier familial principal. Plus commode, la structure d’escalier avec deux angles à 90° se présente comme une solution intermédiaire viable et sécurisante entre le 1/4 tournant et l'hélicoïdal. Cet escalier offre en effet plus d’espace pour se mouvoir que celui en spirale, tout en assurant une certaine économie d’espace au sol ; mais c’est la trémie cette fois qui nécessitera plus de surface par rapport un escalier 1/4 tournant. 

Choisir le matériau adéquat

Le choix du matériau de finition d’un escalier relève autant de l’usage que du goût. Les amateurs de bois se tourneront vers une structure un peu plus classique, en fonction de l’essence choisie. S’il est conseillé de privilégier les bois durs, comme le chêne ou le hêtre, l'essence de sapin peut séduire avec sa teinte blanche mate très contemporaine. Il est important de noter que le bois, aussi noble et durable qu’il puisse être, nécessite un entretien exigeant et se mettra inévitablement à craquer avec le temps. Les assemblages en métal, en béton ou en pierre conviendront aux intérieurs contemporains ou d’inspiration industrielle. Le béton et l’acier, avec leurs finis alléchants, nécessitent une mise en œuvre très lourde et de solides travaux de construction. Si l’acier peut rebuter par sa froideur, il peut être associé au bois (structure en acier et marches en bois).  L’aluminium permet quant à lui d’obtenir une grande diversité de structure, de finitions et de couleurs. Le matériau, durable et résistant, requiert un entretien minime malgré un usage quotidien. 

Assurer la sécurité de tous les membres de la famille

La rampe d’escalier n’est pas un élément obligatoire dans la structure de votre escalier. Elle est en revanche nécessaire dans les intérieurs qui accueillent des personnes à mobilité réduite et de jeunes enfants. L’installation de la rampe est conditionnée par l’orientation de l’escalier, ainsi que par la raideur de la pente. En effet, plus l’inclinaison de la structure est élevée, plus la rampe est un appui nécessaire. 

Les contremarches – les parties installées à la verticale de chacune des marches – entrent habituellement dans le cadre des considérations esthétiques. Dans les escaliers sans contremarches, la lumière s’infiltre librement entre les marches, sublimant les courbes de la structure d’ensemble. Les contremarches sont en revanche des éléments sécurisant le passage fréquent d’enfants en bas âge puisqu’elles empêchent le glissement du pied entre les marches. A l’instar des rampes et des contremarches, les tapis antidérapants sont des équipements optionnels limitant les risques associés au passage fréquent. Préférés aux tapis antidérapants parfois inesthétiques et qui se décollent avec le temps, les peintures et vernis antidérapants se fondent dans la structure pour garantir l’adhérence en toute discrétion.