Energies renouvelables ou ENR

Jean-François Martin  Publié le - Mis à jour le 14 juin 2019


connaitre les énergies renouvelables

Nous avons commencé à présenter les énergies renouvelables il y a plus de deux ans, dès la création de maison-construction.com car nous suivons en effet attentivement ce mouvement que certains pionniers ont initié dès les années 60 sous le nom de Baba-cool ou écologistes de la première heure. Rendons leur hommage. Après avoir été moqués, ils seront écoutés, voire encensés, mais ainsi va le monde.

Aujourd'hui, nous consacrerons une plus grande part du site maison-construction.com aux énergies renouvelables qui seront, dans les années à venir, un défi de civilisation. Passer à l'après pétrole ne se fera pas sans douleur, cela est maintenant malheureusement sûr pour nous autres, pauvres consommateurs.

Plus nous aurons d'informations et de choix, plus nous pourrons faire face, de manière acceptable, à ce virage qui pourrait être un des plus grands changements depuis la révolution industrielle.

Voila pourquoi, nous allons nous efforcer de vous présenter les progrès, les infos et les nouveautés en ce domaine.

Qu'appelle-t'on énergies renouvelables ?

 

Une énergie renouvelable est une énergie renouvelée ou régénérée naturellement, indéfiniment et de manière inépuisable, à l'échelle temporelle de notre civilisation (milliards d'années) ; les énergies renouvelables sont issues de phénomènes naturels, réguliers ou constants, provoqués par les astres ; elles viennent :

 

• Principalement du Soleil : rayonnement, cycle d'évaporation, vents, photosynthèse, chaleur terrestre,...

• De la chaleur interne de la Terre (provenant elle-même principalement de la radioactivité d'éléments abondants tel que l'uranium, le thorium et le potassium) : la géothermie (issue du gradient géothermique).

• De la rotation propre de la Terre par rapport au système Terre-Lune, c'est-à-dire l'énergie des marées.

• De la biomasse (exemple le bois).

• Certains rajoutent à cette liste le travail humain ou animal.

(Source wikipédia)

Les chiffres des énergies renouvelables

 


La loi de programme du 13 juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique a défini les objectifs en matière de production d'énergies renouvelables. Elle prévoit la production de 10 % des besoins énergétiques français à partir de sources d'énergies renouvelables à l'horizon 2010, avec des objectifs chiffrés pour chacun des vecteurs énergétiques.

 

Source industrie.gouv

L'Europe, en 2007, a fixé un chiffre ambitieux pour faire passer la production électrique de 14% à 22% d'ici 2010, essayant ainsi d'amortir le choc du prix des énergies fossiles. Le prix du pétrole, en effet, a été multiplié par 3 depuis 2002 où le cours fluctuait autour de 40$ (en monnaie courante) le baril, contre 134$ au cours du mois de juin 2008 ! La répercussion en Europe a été limitée pendant un temps par le cours de l'euro/dollars, mais la hausse est telle que nous sommes touchés et plus particulièrement les corps de métiers utilisant de gros volumes de carburants. Et ceci ne fait que commencer. En 2010 le baril de pétrole, si il a baissé dans une certaine mesure, est resté cher autour de 90$ de moyenne et ce début d'année 2011 ne semble pas calmer le jeu avec un baril à plus de 100$ en raison des troubles des pays arabes.

L'augmentation des prix est ou fut liée à plusieurs facteurs : la raréfaction des ressources, l'augmentation des prix des pays producteurs, la forte demande des pays consommateurs, le travail des spéculateurs, la politique de taxes des états consommateurs, la mauvaise gestion du secteur de la recherche, la mauvaise gestion des investissements des pétroliers.... Ce qui fait de nombreuses raisons conjuguées pour que le prix ne cesse de croître dans les années à venir !

>> Voir la carte des ressources pétrole dans le monde <<

La loi du marché des énergies renouvelables : l'offre et de la demande

 

Pourquoi les pays producteurs se tireraient-ils dans le pied ? La demande s'accroît d'année en année malgré le prix de l'or noir ; les ressources diminuent d'autant plus vite que les pays industrialisés n'ont pas préparé la transition et que les pays émergents, eux, ont des besoins croissants. Les producteurs, qui réaliseront en 2007 un chiffre d'affaire de 1000 milliards de dollars, soit 4 fois plus qu'il y a 10 ans pour la même production, préparent la fin de leurs ressources en augmentant leurs revenus financiers que l'on retrouve dans les fonds d'investissements et les projets de développements touristiques faramineux des émirats. Leur demander de baisser le prix, alors que la demande est là et que, parallèlement, nous leur annonçons que nous cherchons comment nous passer de leur ressource, est un non sens.

 

Lors du premier choc pétrolier, la France et l'Europe ont commencé un programme ambitieux de recherche qui fut quasiment stoppé quelques années plus tard.... pourquoi ?

Les spéculateurs parient sur la hausse du pétrole et aggravent, par leur jeu en bourse, le prix que paye le consommateur.

Les états taxent les produits pétroliers et les carburants en particulier. Tous en Europe imposent autour de 60% et cette manne financière, un impôt déguisé, fait partie du budget de l'état. Cette taxe rapporte aux finances publiques environ 25 milliards d'euros chaque année, ce qui, par rapport à la dette publique qui s'élève à 1220 milliards d'euros, est malheureusement ridicule !

Les pétroliers ont fait de lourds investissements pour chercher et exploiter le pétrole cela est vrai, mais, au regard de leurs bénéfices, certains investissements auraient du être faits bien avant, comme par exemple la création de raffineries spécialisées dans le gasoil en France où 90% du parc auto est équipé de moteurs diesel, ce qui aurait évité d'importer à prix d'or ce carburant !

Les consommateurs ont été fainéants et naïfs ; le prix étant bas, ils ne se sont pas investis dans les problèmes d'énergie et ont attendu d'avoir mal au portefeuille pour réagir. Peut être aurait-il fallu faire pression de manière un peu plus concernée, il y a déjà plusieurs décennies, sur les pouvoirs publics pour qu'une vraie recherche alternative soit soutenue. On ne peut pas laisser faire, puis se plaindre !